TIKI VINYL STORE, disquaire du mois d’août

Tiki Vinyl Store

À lire en écoutant la sélection des coups de cœur du TIKI VINYL STORE, sur notre chaîne Youtube !

Le Vinyle Club : Ouvrir Tiki Vinyl Store a toujours été un rêve pour vous ?

TIKI VINYL STORE : Oui mais un rêve, au long court, qui se réalise après plusieurs décennies dans le milieu de la musique. Mais le plus dur reste à faire puisque comme le dit le proverbe : « Il faut toujours remettre la galette à la bonne vitesse sur la platine chaque jour… ».

LVC : Dans une industrie où le futur est incertain, pourquoi avez-vous décidé d’ouvrir un disquaire ?

TIKI : Parce qu’il est important de proposer aux amateurs, comme aux profanes, des musiques en vinyl(es) un endroit ou ils pourront discuter, échanger, écouter et surtout partager leur amour ou leur passion de toutes les musiques.

LVC : Quelle est la philosophie derrière Tiki?

TIKI : Apres avoir vécu à Tahiti, mes amis tahitiens parlent souvent du « Mana » : L’esprit divin ou des éléments. Je l’ai transposé à l’univers du vinyl(e). Il est important de montrer, au quotidien, que l’écoute de la musique en vinyl(e) représente un véritable « état d’esprit » que l’on ne trouvera jamais en CD et encore moins en digital.

LVC : Quelle serait LA référence introuvable que vous rêveriez de faire entrer chez vous ?

TIKI : Elles sont trop nombreuses à lister. Le plus important est ses albums introuvables, aujourd’hui, le deviennent demain et qu’elles soient disponibles au Tiki. Et qu’elles le soient encore longtemps pour les faire découvrir au plus grand monde.

LVC : Quel album est votre meilleure vente depuis votre création ?

TIKI : En nouveautés le dernier album de RADIOHEAD : « A moon shape pool ». En nouveau pressage l’album d’IAM : « L’ecole du micro d’argent » et en import la BOF d’«Alabama Monroe » par The BROKE CIRCLE BREAKDOWN.

LVC : Quelle influence a le Disquaire Day sur votre activité ?

TIKI : C’est une opportunité exceptionnelle de pouvoir, en une seule journée, avoir des sorties exclusives, proposer les meilleurs disques du moment et surtout de faire découvrir sa boutique à des gens qui n’étaient jamais venu auparavant.
Une opération unique et une expérience incroyable que l’on aimerait vivre tous les jours ou presque…
Votre coup de cœur parmi les sorties exclusives pour cet événement ?
Etant amateur de picture-discs (disques-images en VF) les pressages pictures de cette année étaient de très belles pièces : dEUS : « In a bar, under the sea », Pink Floyd : « London 1966-67 », les BOF de « Bladerunner » et de « Alabama Monroe ».

LVC : Comment arrivez-vous à suivre face aux prix pratiqués par les grandes enseignes ?

TIKI : Sans prix unique (comme pour les livres) nous savons que nous ne pouvons pas lutter sur ce terrain. Mais pour marquer notre différence nous devons être plus attentifs à notre clientèle au niveau de l’accueil, des services personnalisées et des disques sélectionnés dans nos bacs. Une lutte de tous les instants mais tellement passionnante.

LVC : Quelle est la clientèle du Tiki ?

TIKI : De 10 à 76 ans.
Du kid qui vient, avec ses parents, acheté son premier vinyl(e). Au collectionneur, depuis 60 ans et ses 40 000 disques, qui vient compléter sa collection avec les dernières nouveautés.
Mais aussi des amateurs éclairés qui continuent de « monter » la discographie de leurs artistes préférés et des profanes qui souhaitent constituer leur discothèque idéale.

LVC : Comment les choses ont-elles évoluées depuis que vous avez ouvert Tiki?
Vos objectifs pour l’année 2017 ?

TIKI : Proposer toujours plus de nouveautés, plus d’imports et des albums de fonds de catalogue dans des styles musicaux éclectiques.
Proposer également une sélection de livres sur la musique et des titres de la presse musicale française comme anglaise.

LVC : Si vous deviez faire votre propre sélection pour la box Vinyle Club de l’été : votre perle du 20e siècle et votre pépite du 21e ?

TIKI : Perle du XX eme siècle : Donald FAGEN : « The nightfly » (Warner 1982)
Perle du XXI eme siècle : Mac DEMARCO : « This old dog » (Captured tracks 2017)
Deux très beaux disques qui incitent au voyage, au farniente et à profiter de l’été encore longtemps après…