Superfly Records, disquaire du mois de février

Superfly Records, disquaire du mois de février

À lire en écoutant la sélection des coups de cœur de Superfly Records, sur notre chaîne Youtube !

LVC : Ouvrir Superfly Records a toujours été un rêve pour vous ? Dans une industrie où le futur est incertain, pourquoi avez-vous décidé d’ouvrir un disquaire ?

Superfly Records : Ouvrir un shop de vinyles a toujours été dans un coin de ma tête, et après avoir géré un club de musique live rue Oberkampf, produit un certain nombre de disques (Tony Allen entre autres) et parcouru le monde avec mes sacs de DJ, la rencontre avec Paulo Goncalves, mon associé chez Superfly, m’a permis de « passer à l’acte » ! On a ouvert Superfly il y a plus de 8 ans maintenant, mais on connaissait très bien le sujet (Paulo encore plus que moi, il a monté le site www.superflyrecords.com plusieurs années auparavant) et on savait à peu près ou on allait, bien que l’état du marché n’était pas réjouissant!
Par contre le terme d’industrie nous est un peu étranger, on a toujours pensé qu’il s’agissait plus d’artisanat et c’est comme cela qu’on gère Superfly !

LVC : Quelle est la philosophie derrière Superfly Records ? Quelle serait LA référence introuvable que vous rêveriez faire entrer chez vous ?

Superfly Records : La philosophie principale du shop est de découvrir de la musique! On est curieux, on garde les oreilles grandes ouvertes et on voyage. Ces dernières années, nos découvertes viennent plutôt d’Afrique et des Antilles! Tellement de disques ont été produits dans ces pays (continent !) et n’ont jamais franchis les frontières jusqu’à nos jours! En terme de référence, je dirai un truc incroyable dont on ne soupçonne même pas l’existence !

LVC : Quel album est votre meilleure vente depuis votre création ?

Superfly Records : On a plein de meilleures ventes puisqu’elles correspondent aux sorties du label Superfly Records, au nombre de 29 à la date d’aujourd’hui et toutes sold-out (ou quasi sold-out) ! Des albums rares et bons, entre jazz, afro, brésil ou encore soul et qu’on fabrique à 1000 exemplaires pressés au Japon ! Le catalogue est écoutable en ligne sur notre site (http://label.superflyrecords.com/).

LVC : Quelle influence a le Disquaire Day sur votre activité ? Votre coup de cœur parmi les sorties exclusives pour l’édition de l’année dernière ?

Superfly Records : On était partenaire du Disquaire Day au début de l’opération, on a décidé depuis l’année dernière de ne plus y participer, on ne s’y retrouve plus et on est pas très écouté en termes de sorties, de disponibilités… Pour résumer, une superbe initiative des indépendants a été peu à peu récupérée par les majors du disque pour en faire aujourd’hui une vaste opération commerciale ou le profit est le seul but. On préfère regarder de loin. De toute façon, c’est le Disquaire Day tous les jours chez Superfly !

LVC : Comment arrivez-vous à suivre face aux prix pratiqués par les grandes enseignes ? Quelle est la clientèle de Superfly Records ?

Superfly Records : On peut pas lutter niveau prix avec les grosses enseignes ! Par contre on est largement meilleurs en termes de connaissances, de réseaux, et on arrive à avoir pas mal de disques en direct auprès des labels (ce qui permet d’avoir des prix plus compétitifs pour nos clients) et surtout, certains disques que les autres ne peuvent pas avoir ! Niveau clientèle, c’est très hétéroclite, ça va du collectionneur de pressages originaux au jeune qui achète des classiques, pas mal de DJ’s à la recherche de nouveaux sons, et surtout, de plus en plus de filles, ce qui est agréable car il y a quelques années c’était surtout un truc de mecs!

LVC : Comment les choses ont-elles évoluées depuis que vous avez ouvert Superfly Records ? Vos objectifs pour l’année 2018 ?

Superfly Records : On est plutôt content de l’évolution du shop ! Clientèle fidèle, en progression d’une année sur l’autre mais aussi un certain renouvellement, ce qui est positif pour le futur ! Pour l’année 2018, on se souhaite simplement que les choses continuent à évoluer de la même manière !

LVC : Si vous deviez faire votre propre sélection pour la box Vinyle Club : votre perle du 20e siècle et votre pépite du 21e ?

Superfly Records : J’aime bien l’idée de la box Vinyle Club ! Du coup je choisirais le disque de Lee Moses – Time And Place (sorti sur Maple et réédité par Light In The Attic) pour la perle du 20e siècle et l’album A World Of Masks des Heliocentrics pour la pépite du 21eme siècle (Soundway). Mais si tu me posais la même question demain j’aurais sans doute 2 disques différents !