Al Green – I’m Still In Love With You

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Description

Pulp Fiction, 1994, déjà plus de 20 ans… aïe, ça ne nous rajeunit pas ! Mais je suis sûr que vous vous rappelez de ce plan fixe de 3mn sur le visage impassible de Bruce « Butch » Willis, à qui Marsellus Wallace est en train d’expliquer en voix off qu’il va falloir qu’il se couche lors de son combat de boxe. Marsellus ne rigole pas : « That’s pride fuckin’ with you. Fuck pride. Pride only hurts. It never helps ». Le problème c’est la fierté. La bande son ? Al Green : “Let’s Stay Together”, qui consacre toute la coolitude décalée de la scène.

Mais je vous vois venir, vous allez me dire que “Let’s Stay Together” ne figure même pas sur I’m still In love With You. Et vous aurez raison, c’est l’album suivant d’Al Green, son 5ème, juste après Let’s Stay Together, les deux ayant quand même été publiés la même année (1972) excusez du peu. I’m still In love With You marchera encore mieux que son prédécesseur, recelant encore plus de tubes, qui lui permettront de dominer les charts et de devenir l’un des albums les plus marquants de la musique américaine, classé 285ème parmi les 500 plus grands albums de tout les temps par Rolling Stones.

Et en termes de B.O. de films, I’m still In love With You est plutôt torride : “Love and Happiness” dans 9 semaines 1/2, “Oh, Pretty Woman” dans, je vous le donne en mille… Pretty Woman (bon ok, dans le film c’est l’original de Roy Orbison, qu’il a écrite en 1964, et qu’Al Green reprend ici… en mieux !). Sans compter “I’m Glad You’re Mine” dans High Fidelity, film que chaque collectionneur de vinyle se doit de chérir !

Bref, Al Green est sur cet album d’une sensualité qui tutoie au moins celle de Marvin Gaye. Un lover magnifique à la voix de velours réduite à sa plus pure essence. Le génie derrière cette révélation stylistique s’appelle Willie Mitchell, célèbre producteur du label de Memphis Hi Records, qui compte parmi d’autres piliers de la soul O.V. Wright, Ann Peebles ou Syl Johnson. C’est bien simple, si vous êtes un tant soit peu amateur de hip hop, c’est la grammaire de base de RZA du Wu Tang, qui a allègrement, non sans brio, samplé tout le catalogue du label.

L’ascension spectaculaire de Green est stoppée dramatiquement en 1974, lorsque sa petite amie l’ébouillante avec de la pâte de maïs dans sa baignoire avant de se suicider dans la pièce d’à côté. Green, choqué, y voit un signe divin et devient pasteur. On se dit que ses ouailles ont dû être gâtées et on se prend à imaginer le niveau des sermons, façon James Brown dans les Blues Brothers !

Après une chute de scène en 1979, il arrêtera sa carrière de chanteur… avant d’y revenir à la fin des années 80. En 2003, il remet même le couvert avec Willie Mitchell pour I can’t stop. Et en 2008, c’est Ahmir « Questlove » Thompson, le gentil batteur des Roots, qui s’y colle, produisant Lay it Down. Les deux albums ont un succès d’estime et de surcroît le mérite d’avoir maintenu les apparitions scéniques du maestro.

On a aussi pu le voir ces dernières années faire le show à intervalles réguliers chez David Letterman, le Philippe Gildas des ricains, et pas plus tard qu’en mai dernier. Un peu bouffi, un poil raide (à bientôt 70 ans et avec une telle vie, qui ne le serait pas ?), il envoie quand même encore de quoi vous scotcher à votre fauteuil avec une bonne chair de poule !

Et franchement, qui peut « test » la touche de cador qu’il affiche sur la pochette ?! Mais si vous êtes déjà en train d’écouter l’album, normalement ce texte doit vous fatiguer depuis au moins deux paragraphes. Donc j’en ai déjà trop dit. Mettez ne serait-ce que le sublissime et dépouillé “Simply Beautiful”. Ca se passe de commentaires. Bonne écoute.

 

Olivier Pellerin

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