Getz / Gilberto

STAN GETZ / JOAO GILBERTO

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Description

Certains disques devraient être remboursés par la sécurité sociale !
Si c’était le cas, ce classique Getz / Gilberto , sorti il y a soixante ans, n’y échaperait pas tant il est un appel à l’exotisme, à la rêverie et au lâcher prise ! C’est le genre de LP que vous avez envie de sortir quand l’humeur n’est pas au beau fixe pour retrouver un peu de sérénité et de candeur. Cela fonctionne, mais c’est aussi et surtout une œuvre qui a marqué l’histoire de la musique, régulièrement citée dans les disques à posséder dans toute bonne discothèque qui se respecte.

Cette rencontre entre le saxophoniste américain Stan Getz et le guitariste brésilien João Gilberto a été considérée comme celle qui a permis de populariser la bossa nova à travers le monde, un style né à la fin des années 50 au pays des cariocas.
Si Gilberto est considéré comme un des pionniers de ce genre musical, Getz le découvre grâce à son ami et bassiste Don Payne, qui ramène en 1961 de nombreux disques brésiliens après un voyage effectué avec le crooner Tony Bennett. Tombant littéralement amoureux de cette musique, le saxophoniste décide lui aussi de se lancer dans la création d’albums influencés par la bossa nova. Il produit une trilogie entre 1962 et 1963 qui sort coup sur coup sur le label Verve : Jazz Samba , qu’il enregistre avec le guitariste Charlie Byrd, Big Band Bossa Nova et Jazz Samba Encore !

Ces albums deviennent rapidement de grands succès critiques et publics (notamment Jazz Samba vendu à 1 millions d’exemplaires !).
C’est l’un des producteurs phare du label Verve, Creed Taylor (le créateur du futur label de jazz CTI) qui a l’idée de réunir les deux musiciens après le passage de João Gilberto au Carnegie Hall, lors de son premier séjour aux USA. Les enregistrements se font endeux jours seulement, les 18 et 19 mars 1963 aux studios du label A&R Recordings.
En plus de Getz et Gilberto (ce dernier est également chanteur), on retrouve le compositeur et pianiste Antõnio Carlos Jobim qui a écrit la majorité des morceaux présents ici, dont beaucoup sont devenus des standards et que les deux hommes connaissent bien pour les avoir ajoutés à leur répertoire respectif. Ils sont accompagnés par Sebastião Neto à la basse et Milton Banana à la batterie.

Cet album va lancer également la carrière d’une jeune chanteuse à l’époque : Astrud Gilberto, épouse de João à la ville. Elle va poser sa voix sur deux pièces maîtresses de ce LP. En premier lieu le tube « The Girl From Ipanema », un duo vocal avec son mari en anglais et portuguais qui fera le tour du monde et deviendra un des grands classiques de la musique brésilienne. Et même si c’est une reprise (l’original a été chanté par Pery Ribeiro) c’est clairement cette version qui reste encore aujourd’hui dans toutes les mémoires. Elle reprend également le standard « Corcovado » (encore une chanson écrite par Jobim !), déja interprété par par son époux dans le passé. Ce dernier reprend d’ailleurs ici d’autres morceaux de sa discographie, comme le sautillant « Doralice » ou le mélancolique « O Grande Amor ». « Desafinado », autre intemporel do Brazil, avait été lui repris par Stan Getz sur Jazz Samba tout comme « So Danco Samba » sur Jazz Samba Encore !

Mais leurs interprétations prennent ici une envergure et un relief inédits, comme si les rencontres entre Amérique du Nord et Amérique du Sud et entre jazz et bossa nova nous proposaient le meilleur des deux mondes !
Le succès sera d’ailleurs immédiat et massif ! En 1965, aux Grammy Awards cet album remporte le prix d’album de l’année (le seul album de jazz qui remportera cette récompense pendant plus de 40 ans !), de meilleur album de jazz instrumental et de meilleur enregistrement de studio ! Comme disent les brésiliens : “A música não tem limites” !

Arnaud Brailly

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