JANIS JOPLIN – Greatest Hits

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Description

Faire partie du célèbre « club des 27 » (ce fameux “club“ des artistes influents du rock et du blues tels quel Jimi Hendrix, Jim Morrison, Brian Jones ou Curt Kobain, tous morts à l’âge de 27 ans) c’est à la fois entrer dans la légende pour l’éternité et, bien souvent, avoir eu une vie où le succès artistique fut inversement proportionnel à la souffrance extrême ressentie par l’artiste dans sa vie privée. Une vie privée vécue dans l’excès, où les drogues et autres psychotropes mais aussi l’alcool, le sexe, les drames amoureux et les prises de risques en tous genres etc. ne sont que que des échappatoires utilisés pour exorciser une sensibilité exacerbée.
Si il y’a une chanteuse dont les émotions ont été au service de son talent artistique c’est bien Janis Joplin. Celle qui fut surnommé « Mama Jones », « Pearl » ou encore « La Reine de la Soul Psychédélique » a vécu sa vie comme sa musique : de façon libre, sans compromis, avec passion et exaltation !
Cet album que vous tenez entre vos mains, Janis Joplin’s Greatests Hits, résume cette trajectoire musicale courte mais intense !

Née le 19 janvier à Port Arthur au Texas, Janis dévoile dès son plus jeune âge une certaine sensibilité créative et se tourne, malgré ses origines très W.A.S.P, vers le blues de Bessie Smith ou Big Mama Thornton. A partir du lycée, les choses vont se gâter pour Janis qui se sent différente, artiste et bohème dans l’âme, ne rentrant pas dans les normes physiques véhiculées par le rêve américain. Elle est rapidement rejetée, humiliée, affublée de surnom tel que « Creep » (l’effrayante) ou « Freak » (le monstre), et même élue « garçon le plus laid du campus » pendant son court passage à l’Université ! Fragilisée par cette méchanceté gratuite, elle en gardera des cicatrices béantes tout au long de sa vie.
A l’âge de 20 ans, elle décide de quitter le Texas pour s’installer à San Francisco. La Bay Area se trouve être le lieu rêvé pour que Janis s’épanouisse. Le soir même de son arrivée, elle chante dans un bar qui propose une scène ouverte. Elle va trouver dans cette ville une liberté totale, vouée à toutes les expérimentations, notamment amoureuses et sexuelles (bisexuelle assumée, Janis cumule en alternance ses passions amoureuses et les aventures d’un soir). Mais c’est surtout sa forte consommation de drogues (amphétamine et héroïne avant tout) et d’alcool (elle est une grande fan du Southern Comfort, une liqueur de Louisiane à base de whisky bourbon) qui va commencer à régir sa vie. A un tel point que, devenue squelettique et malade, ses amis la poussent à retourner auprès de sa famille à Port Arthur au printemps 1965.

Pourtant, son expérience californienne la rattrape un an plus tard lorsque le producteur Chet Helms la contacte pour intégrer le groupe Big Brother & The Holding Company, une valeurs montante du rock psychédélique de l’époque à San Fransisco. De retour en Californie à l’été 1966, le groupe qui vit en communauté au quotidien va alterner concerts de chauffe et enregistrement, à Chicago, d’un premier album éponyme qui sortira sur le label indépendant Mainstream Records au début de l’année suivante. Si Janis a peu participé à la production de cet album, sa voix est un élément déterminant dans la puissance de celui-ci, notamment sur des titres comme « Down on me », « Call on me », ou encore « Bye Bye Baby » que vous retrouverez sur cette compilation.
En parallèle, le combo va enchainer les concerts dans les salles mythiques de San Fransisco comme le Fillmore West, et à l’occasion d’une tournée américaine de salles et festivals d’envergure tels que le Mantra-Rock Dance, le fameux festival Pop de Monterey, ou le « Wake for Martin Luther King, Jr » à New York.

Le groupe enchaine alors au printemps l’enregistrement de leur second album, Cheap Thrills. Sorti à la fin de l’été 1968, ce dernier se fait remarquer par sa pochette réalisée par Robert Crumb, célèbre auteur de bande dessinée underground et libertaire, mais également par le rôle déterminant de Janis Joplin dans son élaboration. Le seul single qui en sera extrait est « Piece of my heart », une reprise d’un blues de Ragovoy et Berns, transcendé par l’interprétation de Janis. Mais c’est surement sa relecture du célèbre thème de Gershwin, « Summertime », où sa voix éraillée, toute en émotion, fait des merveilles. Ce n’est pas un hasard si ce sont ces deux morceaux qui ouvrent ce Greatest hits.
Vendu à plus d’1 million d’exemplaires, « Cheap Thrills » trustera la première place du Billboard durant huit semaines consécutives après sa sortie et lancera, une bonne fois pour toutes, la carrière de Miss Joplin.
C’est donc tout naturellement qu’elle quitte Big Brother au début de l’année 1969 pour créer sa propre formation, le Kozmic Blues Band, en compagnie du guitariste et ex-colistier, Sam Andrew, et du bassiste Brad Campbell. Elle ajoute dans ce nouveau groupe une section de cuivres qui donnent à son univers pop rock psychédélique une touche plus soul et funk. L’album I got dem ol’ kozmic blues again mama est enregistré dans la foulée et permet à Janis de prendre son envol d’artiste à part entière. Le titre « Try (just a little bit harder) » démontre bien la notion nouvelle de groove que la reine de la soul psychédélique veut intégrer dans ses spectacles. A cette époque, elle est invitée dans de nombreux shows télévisés dont le Dick Cavett Show avec Tom Jones. Bien que les critiques soient partagées et que I got dem… n’atteigne pas les chiffres de vente de Cheap Thrills, Janis Joplin tient désormais une place incontournable dans la galaxie rock et elle se voit être invitée au mythique festival de Woodstock le 16 août 1969.
Mais derrière ce succès de façade se cache une femme toujours en prise avec ses démons, souvent ivre et droguée sur scène. D’ailleurs, après coup, elle jugera sa prestation à Woodstock tellement pitoyable qu’elle refusera de figurer sur le film évènement du festival qui paraitra l’année suivante.
Lassée de cette expérience du Kozmic Blues Band, elle décide de dissoudre le groupe en décembre 1969 et après quelques mois de pause où elle essaie de décrocher de la drogue, elle repart finalement en mai 70 avec un nouveau combo constitué de musiciens canadiens : le Full Tilt Boogie Band. Bien accueillie par la critique et un public réceptif à cette formation plus traditionnelle (sans cuivre), Janis se sent totalement épanouie dans cette formule. Elle entame une tournée-festival canadienne pendant l’été et, aux côtés d’artistes phares de l’époque comme Buddy Guy, Greatful Dead ou Ten Years After… elle est considérée comme la tête d’affiche du show !
Totalement épanouie par cette tournée, elle décide d’entamer à l’automne l’enregistrement de ce qui sera son dernier album studio. Les séances sont efficaces et prolifiques, mais alors que l’album est sur le point d’être achevé, on découvre, au matin du 4 octobre 1970, Janis Joplin morte d’une surdose d’héroïne dans sa chambre d’hôtel (à peine deux semaines après la mort brutale de Jimi Hendrix). Elle venait d’enregistrer « Mercedes Benz » et « Me and Bobby McGee », sans même avoir le temps d’en écouter les versions finales. Ce morceau, que l’on retrouve sur ce best of, sera nominé pour la meilleure chanson pop aux Grammy Awards en 1972 et l’album posthume Pearl sortira finalement en janvier 1971 avec plusieurs de ses plus grands classiques comme le blues « Cry Baby », le très rentre-dedans « Move Over » ou encore « Get it while you can ».

Les années suivantes furent l’occasion de revenir sur les nombreux témoignages live qu’elle avait laissé, notamment l’album Janis Joplin in Concert qui présentera en 1972 des titres enregistrés à la fois avec Big Brother & The Holding Company et avec le Full Tilt Boogie Band.

Mais c’est véritablement ce Janis Joplin’s Greatest Hits sorti en 1973 chez Columbia qui montrera l’immense succès que l’artiste avait réussi à acquérir avec le temps, en se vendant à 8 millions d’exemplaires rien qu’aux Etats Unis ! La jeunesse américaine traumatisée par les morts brutales de ses idoles (Jim Morrison décédera à son tour en juillet 1971) n’était pas prête à tourner la page d’une icône anticonformiste, féministe et indépendante à sa façon, à l’image imparfaite mais authentique.
Aujourd’hui encore, elle reste une source d’inspiration inépuisable !

L’anecdote :
Le mal-être de Janis Joplin et son utilisation de psychotropes en tous genres font tellement partie de son histoire que l’on trouve une page entière dédiée au sujet sur le site internet « Médecine des Arts ». Elle reprenait d’ailleurs régulièrement une phrase qui avait été prononcée en son temps par Franck Sinatra : « En fait, je suis pour tout ce qui peut aider à survivre un jour de plus, que ce soit une prière, des tranquillisants ou une bouteille de Jack Daniel’s” ! En femme intelligente et lucide, elle essayera plusieurs fois de décrocher, aidée de sa famille, d’amis ou de thérapeutes, mais en vain. L’analyse de sang après sa mort démontrera que l’héroïne était pratiquement pure, dans une proportion dix fois supérieure au maximum courant, et qu’elle était jumelée à une consommation d’alcool… Avec une telle prise, elle venait de sceller son destin à tout jamais !

Discographie sélective :

1967 : avec Big Brother & The Holding Company – Big Brother & The Holding Company feat. Janis Joplin
1968 : avec Big Brother & The Holding Company – Cheap Thrills
1969 : I got Dem Ol’ Kozmic Blues Again, Mama !
1971 : Pearl
1972 : Janis Joplin in concert
1975 : Janis
2009 : The Woodstock Experience
2012 : avec Big Brother & The Holding Company – Live at the Carousel Ballroom 1968

Arnaud Brailly

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