ONOE CAPONOE

Surf & Die – édition limitée Vinyle Club 800 exemplaires – 2XLP Jaunes translucides

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Description

Onoe Caponoe est depuis plus d’une décennie l’un des secrets les mieux gardés du hip hop anglais. Enfin presque, car son talent et l’originalité de son univers lui ont vite permis de dépasser le milieu affuté de l’underground londonien.

Comme beaucoup c’est à l’adolescence, qu’il a eu ses premiers coups de cœur musicaux, d’abord du côté du punk en se mettant à la guitare et au chant puis rapidement c’est le hip hop américain, qui attire ses oreilles, lui donnant envie à son tour de créer ses premiers textes et de prendre le micro en main. Mais c’est en découvrant, la scène anglaise, qu’il trouve son univers et personnalise son flow avec un accent so british. Posant sur sa platine en vrac : Black Sabbath, London Posse, Jimi Hendrix, ou Three 6 Mafia…les grands écarts auditifs ne sont pas un problème pour lui.

A la fin des années 2000, il commence à côtoyer le milieu professionnel, sous le patronyme de O!Noe Boy notamment le MC Fliptrix aka Big Owl membre de Four Owls, en posant en featuring sur deux morceaux de son premier LP solo  “Force Fed Imagery”.

De son côté Onoe a acquis suffisamment d’assurance, pour se lancer en solo et c’est le cas en 2011 quand il sort son premier album “Central Control” sur le label Audio Doughnuts, puis sa suite “Willows Midnight Gallery”, en 2012, inspirée par le Magicien d’Oz.  Après l’enregistrement de deux autres opus, (“Holy Mountain” et “The Staircase to nowhere”), il intègre l’écurie High Focus, label essentiel du hip hop anglais underground et se voit produit par l’un des protagonistes les plus prisés de Londres : Chemo. En 2015, “Voices from planet Catelle” est remarqué par la critique, ainsi que son successeur “Spells from the cyclop” l’année suivante qui  fait d’Onoe est un des MC’s les plus reconnus des deux côtés de la Tamise.

On découvre au fil des albums un artiste qui est partie prenante dans la réalisation des pochettes de ses albums ou de ses clips, avec la volonté de rester maître de l’ensemble de son processus créatif. Son univers nous fait voyager dans une vision hallucinée du monde, douce amère où on ne sait jamais vraiment si c’est un rêve ou un cauchemar. Certains de ses clips très colorés, parfois presque enfantins au premier abord, ne sont là que pour mieux nous immerger dans ses personnages torturés.

En tout cas, après ses premiers essais réussis, il faut attendre 3 ans pour que “Surf or die” voit le jour. Dans un album dense entouré d’un florilège de producteurs anglais il a la particularité d’évoluer avec une facilité déconcertante, entre un hip hop à tendance boom bap comme à la grande époque des 90’s et un grime radical, style musical né en Angleterre dans les années 2000, très prisé dans les quartiers populaires de la perfide Albion !

Les amateurs de “the golden age of hip hop” apprécieront dès la premièr écoute des titres comme “Suicide City” ou “Valentine Massacre” produits par Jae Genius qui semblent tout droit sortis d’un album de Mobb Deep, tout comme le mélancolique “Behind the wall”. Parfois son flow est plus doux presque nonchalant comme sur “Miss Universe” ou “Heaters” avec des rythmes plus mid tempo travaillés avec Daytripper, ou encore “Raindcloud” et son piano jazz. Mais l’ artiste totalement ancré dans son époque, propose des sonorités plus brutes et contemporaines, qui raviront la génération Z comme sur les sonorités grime de “Red Planet” ou de “Chop e’m down”. Son vieux complice Chemo lui écrit également le titre “Phone off” dans la lignée des productions de ses précédents opus. Si vous ajoutez à ça quelques instrumentaux aux ambiances étranges voire angoissantes, vous avez un aperçu de l’esprit général de “Surf or die”.

Cette belle réussite en tout cas, qui démontre une fois de plus que tant que la musique est bonne, elle dépasse les générations.

 

L’anecdote :

Depuis la sortie de son dernier album en date, “Invisible war” sorti en 2020, les aficionados de l’artiste commencent à s’impatienter. Heureusement très actif sur les réseaux, pour proposer des titres inédits il propose un nouveau track inédit environ tous les deux mois depuis le printemps : “Cat in Oz”, “Mad sick”, “Pinocchio” et le tout récent “Afro Samourai / Quest” . Un album semble dans les tuyaux et ses dernières productions font monter l’impatience !

 

Arnaud Brailly

 

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