TAME IMPALA

Currents

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Description

Le groupe australien Tame Impala est devenu en une décennie et trois albums l’un des combos les plus influents de la pop internationale ! Pop ? Un terme qui en fera bondir certains tant son utilisation galvaudée est capable de réunir le pire tout comme le meilleur ! On vous rassure, leur troisième opus Currents fait partie de la seconde catégorie !
Pourtant, l’album a suscité à sa sortie un flot d’avis contrastés chez les aficionados de la première heure, soufflant le chaud et le froid entre ceux qui voyaient en lui l’album de la consécration et ceux qui, au contraire, pensaient que le quintet avait vendu son âme au Diable !  La vérité est sûrement ailleurs…

Projet né en 2007 à Perth dans l’ouest de l’Australie à l’initiative du leader et tête pensante du groupe, Kevin Parker, Tame Impala gravite au départ dans un univers psyché rock largement assumé. Après un E.P éponyme réussi en 2008, c’est le premier LP Innerspeak sorti deux ans plus tard chez Modular Recordings qui va enfoncer le clou et permettre au groupe de connaître une première reconnaissance dans son pays d’origine et bien au-delà dans les milieux spécialisés. C’est en 2012 que la gratitude internationale s’impose avec le second opus Lonerism qui remporte plusieurs Awards en Australie (et est même nominé aux célèbres Grammy Awards américains), permettant ainsi à Tame Impala de tourner à travers le monde notamment lors de festivals prestigieux tel Coachella, mais aussi de participer à des émissions de télévision vues par des millions de téléspectateurs comme le célèbre show « Late Night with Jimmy Fallon ». Si entre temps le quintet a changé de line up avec le batteur français Julien Barballago arrivé à la batterie et le bassiste Cam Avery ayant remplacé Nick Albrook (Jay Watson et Dominic Simper faisant partie du combo originel au côté de Kevin Parker), l’efficacité en studio et sur scène, elle, ne faiblit pas ; les nouveaux héros du rock psyché rock sont largement encensés par la critique !

Mais alors que s’est-il passé ? Pourquoi changer une formule gagnante alors que l’autoroute du succès est devant elle?
Le choix de remplacer les guitares avec effets fuzz et reverb par des synthés electro pop tout droit sortis des 80’s n’est pas né d’hier ! Finalement, Mr Parker qui dit aimer la bubble pop de Britney Spears et de Kylie Minogue (mais aussi Pink Floyd ou Todd Rundgren à l’opposé), qui reprend Michael Jackson (Stranger in Moscow) et qui participe au titre “Daffodils” sur l’album multi-platines de Mark Ronson, Uptown Special, laissait déjà entrevoir depuis un bon moment la possibilité explorer d’autres contrées sonores. Dès 2010 il qualifie sa musique de “Dream Pop” tout en précisant qu’il n’empêche néanmoins personne de le mettre dans une case ou l’autre sans puisque cela n’a pas de réelle signification pour lui. Alors oui, il faut admettre que sans être tout-à-fait visionnaire, il y avait de grande chance que le touche-à-tout qu’il est irait explorer de nouvelles voies dans un esprit de totale liberté. Après tout il y’a une vie après le rock !

D’ailleurs, sans être le virage à 180° très mainstream que certains ont bien voulu annoncer, Currents garde bien au contraire une part de mystère et d’introspection qui qui le rendent accessible tout en conservant l’écriture et l’univers particuliers du groupe. On pense au fil de l’écoute de cet album à des groupes comme MGMT, Metronomy, Phoenix ou Air avec une touche de psychédélisme en plus. Excusez du peu !

Il est vrai que, largement diffusé et médiatisé, Currents a porté quelques singles sur les ondes qui lui ont permis d’élargir considérablement son audience, à commencer par « Let it happen », un morceau enivrant de près de 8 minutes à la rythmique claquante, à la voix mélancolique et aux synthés très cold wave. Une vraie réussite. Titre choisi pour lancer l’album (au côté de « Cause i’m a man »), le morceau a même habillé la publicité du parfum Givenchy Blossom Crush au début de l’année 2018 tournée avec l’actrice Lou de Laâge. Rien de tel pour prolonger un succès déjà nettement acquis depuis sa sortie !

L’autre single incontournable de l’opus est « The Less I Know The Better » avec son clip teenager et décalé à l’érotisme torride et tordu. Dansante et immédiate, cette ritournelle est pour autant composée d’un refrain lunaire et haut perché.

Avec ses arrangements à la fois sophistiqués et efficaces, « Disciples » rappelle certaines pop songs synthétiques aux accents rock du début des 80’s, façon Genesis. Moins de deux minutes pour un morceau un poil court que vous pourrez retrouver sur internet dans une version alternative de plus de trois minutes encore plus jouissive. « Reality in motion » navigue dans la même mouture.

Si parfois le rythme se fait plus lent, c’est toujours avec ce sens de l’introspection et de la mélodie qui font mouche à chaque fois : « Cause i’m a man » en est surement l’exemple le plus parlant mais « I’m changing », ballade sombre et mélancolique, montre également l’étendue du sens de la composition de Kevin Parker.

Enfin, si l’on devait citer un dernier morceau de ce LP il s’agirait de « New Person, Same Old Mistakes », un autre titre incontournable au breakbeat efficace, limite hip-hop et qui a d’ailleurs été repris par Rihanna sur son dernier album Anti.

Quoi qu’il en soit Currents se laisse savourer du début à la fin comme un voyage sous influence aux émotions et aux atmosphères multiples qui ne laissent de toute façon personne indifférent. Il connaît même un prolongement en 2017 avec le Currents E.P numérique composé des faces B des maxis et de remixes.

Toujours prolifique, Tame Impala vient de participer au titre du californien Zhu « My life », sorte de house cosmique et les rumeurs indiquent que le groupe serait actuellement en studio en train de préparer un 4ème album. Il y a fort à parier que le groupe est encore là pour quelques années et n’hésitera pas à prendre tout le monde à contrepied, pop life ou pas !

Discographie :
2008 : E.P éponyme
2010 : Innerspeaker
2012 : Lonerism
2014 : Live versions
2015 : Currents
2017 : Currents : B-sides & remixes EP

Bibliographie :
2007 : création de Tame Impala
2008 : signature chez Modular Records et sortie du 1er EP
2010 : sortie du 1er album, Innerspeaker
2012 : le batteur français Julien Barbagallo rejoint le groupe
2012 : Sortie du 2ème opus Lonerism
2013 : Cam Avery remplace le bassiste Nick Allbrook
2015 : sortie de leur 3ème opus Currents chez Fiction Records en juillet
2017 : Sortie numérique de l’EP Currents : B-sides & remixes
2018 : Participation au titre de Zhu « My life »

L’anecdote :
Kevin Parker qui aime particulièrement la France a eu à un moment donné une raison particulière d’y résider : en 2012 il produit le premier album de sa petite amie française Melody Prochet : Melody’s Echo Chamber. Le couple s’est séparé au moment de la création de Currents et certains ont vu dans cette rupture la raison principale du virement musical de Tame Impala. Une raison que Kevin Parket avoue lui-même à demi-mots dans Tsugi Magazine : “C’est un album qui parle d’une transition personnelle, de passer à autre chose. Il y a une part de rupture là-dedans, des gens que tu laisses derrière, compagne, amis, endroits…”

Arnaud Brailly

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