FAT FREDDY’S DROP – Based On A True Story

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Description

Sachez tout d’abord mes amis qu’il a fallu se battre longtemps avant de pouvoir vous envoyer le vinyle que vous vous apprêtez à déshabiller de son cellophane.

Presque un an, depuis juillet 2015, date à laquelle nous avons lancé la toute première demande au label du groupe néo-zélandais. S’ensuivirent six mois d’âpres  négociations avec son distributeur anglais Kartel avant que celui-ci nous annonce,   enfin, un nouveau pressage du précieux sésame que vous vous préparez maintenant à poser religieusement (vous avez intérêt) sur votre platine. 

Il fait même partie des trois disques qu’emmènerait l’un de nous sur une île déserte, c’est dire. Cette même personne qui d’ailleurs a choisi l’excuse un peu facile de la paternité imminente pour me laisser m’enliser tout seul avec cette chronique (Based On A True Story).

Finalement, le destin fait bien les choses car cet album nous tenions absolument à vous le faire partager depuis le début de l’aventure Vinyle Club. Et quel meilleur moment que ce premier mois d’été pour vous envoyer ce disque ?  

En septembre, votre diamant devrait avoir déjà parcouru pas mal de kilomètres sur ses sillons. Car Based On A True Story est ce genre de pépite « feel good » que l’on devrait tous avoir à portée de platine.

Un album capable de vous sortir d’un spleen dominical ou de vous faire oublier un 49.3. Il agit un peu comme ce vieux pote vers lequel vous vous tournez quand vous avez un coup de mou pour vous recaler le sourire (ou cette boite de Lexomil selon le degré d’avancement de votre névrose).

 Le parfait compagnon de chill, un verre de rosé à la main ou calé dans votre hamac durant ces trois prochains mois.

C’est sans pression justement qu’a été conçu il y a onze ans ce premier album studio.  Certes auparavant, les Freddy’s avaient sorti en 2001 Live at the Matterhorn, mais il s’agissait d’une longue jam session enregistrée en « one shot » dans le fameux club éponyme de Wellington. C’est d’ailleurs en live, qu’ils vont pendant quatre ans construire tranquillement leur réputation et tester les morceaux de Based On A True Story avant de les poser en studio.

Cet album est donc le fruit de dix-huit mois de travail – soit un mois et demi par titre – à la cool donc, dans l’ambiance tropicale et détendue des studios The Drop à Kilbirnie, quartier de Wellington. Le groupe va y passer un an et demi face à la plage, seulement bercé par le son des sessions en cours ou le bruit des vagues de l’Océan Pacifique.

Le succès est immédiat et, dès sa sortie en mai 2005, Based On A True Story rentre dans l’histoire de la musique néo-zélandaise. Premier album indépendant du pays à atteindre la plus haute marche des charts et certifié disque de platine en seulement deux semaines. Le premier extrait Wandering Eye restera même dix-sept semaines dans le Top 40 néo-zélandais. 

Loin de chercher le hit, le groupe est avant tout une histoire de crew, celle de sept potes, tous musiciens, qui ont fréquenté les mêmes bancs d’école et grandi ensemble dans les rues de Wellington.

Une sorte de dream team de la musique underground néo-zélandaise qui va réussir à trouver, grâce au live, l’alchimie parfaite dans le mélange de multiples styles musicaux.

Le côté électro et dub est assuré par Fitchie qui est considéré comme le meilleur producteur du pays. C’est lui qui confectionne avec sa MPC les beats et les inimitables basslines du groupe.

On doit la note soul à Joe Dukie, chanteur et parolier du groupe, dont le flow ultra smooth et apaisant est allié à un timbre d’une douceur incomparable.

La touche jazzy vient de la fameuse section cuivre du groupe avec Tony Chang à la trompette, Hopepa au trombone et Chopper Reedz au saxo, tous trois issus de la sérieuse Jazz School de Wellington.

Enfin, les sons reggae roots sont délivrés par Jetlag Johnson à la guitare et Dobie Blaze au clavier, grand amateur de synthé vintage et de sonorités funk ou psychédéliques. 

Le premier morceau de l’album, Ernie, est le titre idéal pour plonger dans l’univers des néo-zélandais. Un long format de plus de sept minutes comme en affectionne tant le groupe avec une intro magistrale. On pourrait presque parler de deux intros car ce morceau schizophrénique a clairement plusieurs vies. C’est Dobbie Blaze qui ouvre au piano avec une boucle simple et entêtante, suivi d’un crescendo magique de la section cuivre qui va durer plus d’une minute trente avant le premier drop. Fitchie prend ensuite le relais et va s’amuser avec les bpm (et un peu vos nerfs aussi)  pendant plus de deux minutes. Vous êtes coincés dans un ascenseur fou de riddim dub qui monte et qui descend et le pire, c’est que c’est cool…C’est tout le talent du monsieur et du groupe, cette capacité à tenir un break avec génie, vous faire croire qu’ils vont lâcher les chevaux alors qu’ils vous agrippent encore un peu…Le drop se mérite chez les Freddy’s. Tranquillement, ils viennent de construire pendant plus de la moitié du morceau, la piste d’atterrissage idéale pour Joe Dukie, nous sommes à 4 minutes 30 et sa voix se pose enfin et « step out of the rush for you ».

Et ce n’est que le début du disque… Regardez le visuel de pochette, le poulpe maintenant, c’est vous.  Et ouais…c’est déjà trop tard, vous venez de monter à bord de cette embarcation avec les sept types bizarres d’à côté. Vous allez voguer de la lumière soul/funk de Ray Ray au brouillard de Dark Days. Vous aurez clairement envie de retourner sur la terre ferme chercher une femme, après avoir passé Flashback. Vous cruiserez sûrement en bougeant la tête le long du groovy Roadie et vous finirez cette croisière en fermant les yeux, les bras posés derrière la nuque, sur le mystique Hope et le combo parfait des voix d’Hollie Smith et de Joe Dukie. 

Mathieu Proux

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