GUNS N' ROSES

Appetite For Destruction

20,00 

En stock

Description

1986, Los Angeles, au fond d’un studio sombre et enfumé de Canoga Park, le déclin de la civilisation occidentale s’apprête à enregistrer sa bande originale…
Dans la salle, 5 hardos ivres et fonfon de 25 ans enregistrent, en une seule prise et en live total, leur premier album.
“Welcome to the Jungle, it gets worse here every day…”
Pour le coup, vous n’avez sûrement pas découvert cet album dans la voiture de vos vieux sur l’autoroute du soleil…mais le temps Proustien se retrouve aussi sur un 501 troué,T shirt manches arrachées, perfecto constellé de badges et de pin’s ou chemise de bûcheron négligemment nouée autour de la taille…
…Dans ces pas de danse ridicules esquissés par nos corps mutants et balourds sur Paradise City…
…Dans les pogots rageux sur You’re Crazy, parfait défouloire pour hormones pré adolescentes contrariées…
Bref pas de grande poésie ici mais parfait exercice de style Hard Rock ; textes directs et incisifs, thèmes classiques mais diablement actuels dans une société du spectacle en pleine forme, onomatopées animalières diverses et savoureuses…
Et puis le songwriting, la voix d’Axl Rose… et… Slash…
Le petit génie de la Les Paul, fan absolu de Jimmy Page va passer des heures et des nuits entières à peaufiner ses sons de guitare, ses solos (ce solo dans Night Train…) et ses rifs jusqu’à l’ultime Sweet Child O ´ Mine joué au départ pour se foutre des solos d’ Izzy Stradlin et qui, paré de la ligne de voix de Rose et de son texte (poème pour sa chérie de l’époque) deviendra le seul single numéro 1 de la carrière des Guns…
B.O d’une civilisation en déclin disais-je, et les Guns eux-mêmes n’eussent rien trouvé à y redire, tant la conscience de jouer une musique d’oubliés, de recalés, de racaille blanche transpire de chaque track de l’album. La monstrueuse machine à recycler capitaliste accomplira ses bons office en faisant vite de ces parias des tatoués subverso-inoffensifs, comme elle le fera quelques années plus tard avec le Grunge…(Admirons la fin de Cobain, seule issue digne à la digestion spectaculaire).
Mais peu importe, contentons-nous de replonger, ingénus, dans ce générique d’une génération en imaginant des embruns pacifiques, de plantureuses californiennes en “Une Pièce” super échancrés, la voix d’Axl Rose couvrant avec peine la musique 8 Bits des bornes d’arcades d’une immense salle de jeux vidéos…
Trente (et un) ans (car l’album a mis un an à décoller dans les charts) et quelques 30 millions d’exemplaires de ce premier album vendus plus tard, le groupe se reforme… vous aurez peut être la chance ou la gêne de le voir jouer au Stade de France cet été…
Et pour ceux qui préfèrent ne pas prendre ce risque, posez votre vinyle, avec une grâce de T1000, sur la platine, et bon voyage dans les années collège…

– L’anecdote : Saviez vous qu’ “Axl Rose” est le parfait anagramme d’Oral Sex ?
Sinon, La pochette originale d’Appetite for Destruction est une œuvre de Robert Williams peinte en 1977 représentant un monstre de métal en train de s’abattre sur un robot ayant violé une jeune femme allongée sur le trottoir. Un an après la sortie du disque et aux vues des ventes en bernes, le groupe accepte sous la pression de leur label Geffen de la changer pour celle que nous connaissons mieux : la graphie d’un des tatouages d’Axl Rose.

Informations complémentaires

Artiste

Abonnement sans engagement de durée

Livraison facile

Paiement sécurisé

Rejoignez le club

Devenez membre et bénéficiez de 20% sur tout le store.
Recevez chaque mois 2 vinyles, une pépite & une perle.

{"cart_token":"","hash":"","cart_data":""}