Inrocks COMPTON HIP HOP

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DRE – Compton A Soundtrack
Kendrick Lamar – To Pimp A Butterfly

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Description

Composition de la box Hip-Hop :

DRE – “Compton a soundtrack”
Kendrick Lamar – ”To Pimp A Butterfly”

Du hip-hop, le groupe Public Enemy disait qu’il était “le CNN des Noirs”.

Ainsi, le meilleur reportage sur la quartier de Compton, au cœur de Los Angeles, n’est peut-être pas le film Straight Outta Compton sorti cette année, mais l’album du même nom, sorti par le collectif N.W.A. en 1988. Un disque-scénario sur lequel une bande fêtarde et agitée de marlous décide de raconter sa vie déglinguée : le hip-hop vire du journalisme d’investigation ou d’opinion au reality show le plus destroy. C’est Twitter avant l’heure, en une poignée de punchlines en direct du brasier.

Depuis, entre gloriolle et affection, provocation et attachement viscéral, souvenirs de carnage et mémoire joyeuse, des générations entières de rappeurs nous ont fait partager et vivre leur Compton. On ne compte pas les chansons-reportages à hauteur d’homme qui célèbrent la violence mais aussi la solidarité de Compton face au malheur, à l’adversité, au rejet : de N.W.A. à Kendrick Lamar, de The Game à Compton’s Most Wanted.

Sur son album good kid, m.A.A.d city de 2012, Kendrick Lamarsautait un fossé de génération en collaborant avec Dr. Dre sur la titre Compton, où on entendait, sans savoir si c’était dit avec fierté ou tristesse infinie : “Ain’t no city quite like mine, yeah/In the city of Compton/Ain’t no city quite like mine…” On optera pourtant pour la fierté, tant cette ville dans la ville a engendré de prodigieux faiseurs de sons, de trafiquants de beats, dans la foulée impériale de Dr Dre, défonceur de cloisons entre les genres, bibliothèque sonore vivante et faiseur de tubes. Car de la débauche funky et paillarde de N.W.A. jusqu’au prodigieux condensé de musiques noire offert cette année par le To Pimp a Butterfly de Lamar, c’est la même jubilation à pervertir les codes, à mélanger les ADN de la musique qui est à l’œuvre, en une grammaire et une esthétique musicale de plus en plus sophistiquées.

Pas un hasard, quand on entend  Dr. Dre se souvenir du Compton de son enfance : “Dès que je rentrais à la maison, je me ruais sur la musique. Tout le monde dans le quartier adorait la musique. Il me suffisait de sauter par dessus la palissade du jardin pour me retrouver dans le parc, où il y avait des ghetto-blasters dans tous les coins.”

On les entend résonner, encore et toujours.

JD Beauvallet

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