ISAAC DELUSION – Rust & Gold

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Description

Le second album des Français anglophones offre un délicat mélange des genres.

Il y a trois ans, quand sortait son premier album, l’irruption en douceur d’Isaac Delusion a fait naître quantité d’interrogations quant à son identité – «Qui est cet Isaac, pourquoi ce nom ?» Mais la plus grosse énigme venait de sa pop anglophone à la fois rêveuse et lumineuse, une gracieuse anomalie dans le paysage musical français.

Depuis, une partie du mystère s’est dissipée, la complémentarité du noyau dur formé par Loïc, chanteur à la voix angélique, et Jules, compositeur maniant avec délicatesse ses machines, est devenue une évidence. Au fur et à mesure des concerts, le groupe a grandi, s’est renforcé et, par là même, a nourri encore plus d’ambitions. On ignore toujours quelle histoire se cache derrière son nom intrigant, mais cela paraît accessoire comparé à l’élasticité dont le quintet fait preuve sans jamais souffrir des adducteurs.

Comme s’il avait été conçu lors d’un tour du monde (avec confection obligatoire d’un studio de fortune lors de la saison des pluies), le tropical Rust & Gold tient souvent du miracle tant il mélange les genres. Mais cet éclectisme, nourri par des playlists où folk, funk et hip-hop doivent voisiner en bonne intelligence, sonne naturel. Qu’importe la couleur ou l’approche, le groupe ne perd jamais sa chaleur ni sa marque de fabrique mélodique.

Entamé par des babillements de bébé trafiqués, Isabella mixe ainsi refrain fédérateur et spleen atmosphérique dans un bijou de pop transversale. Menée par Loïc, équilibriste vocal à la manière d’Anohni (l’ex Antony and The Johnsons), la bande des cinq choisit souvent la soul pour habiller ses histoires d’amour plus ou moins vénéneuses (Black Widow, The Sinner). Plus loin, Isaac Delusion prend l’accent Cajun, flirte avec le blues (Voyager), concurrence les Anglais de Hot Chip sur le terrain du groove sensible et de la dance mélancolique (Distance). Clos par Mother Shelter, une ballade des grands espaces qui évoque le regretté Mark Linkous (Sparklehorse), cet album regorge de surprises et d’harmonie. Assez pour qu’on y revienne régulièrement s’y rafraîchir.

Texte Libération / Par Vincent Brunner

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