LOYLE CARNER – Yesterday’s Gone

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Description

Qui est Loyle Carner ? Son single «Isle of Arran » vous dit forcément quelque chose, pas forcément pour les bonnes raisons, puisqu’il est la bande son d’une des dernières pubs Saint Laurent. Parfois, certains nouveaux artistes enterrent leur brève carrière dans les recoins d’une synchro publicitaire. Mais il suffit de prendre quelques dizaines de minutes pour écouter Yesterday’s Gone, pour comprendre à quelle trempe de musicien on a affaire.
Loyle Carner est de ceux qui vont durer et influencer. Yesterday’s Gone en est la preuve évidente. A la première écoute, personne ne peut vraiment identifier qui est à l’origine de ce projet, entre hip-hop, soul et jazz, tant l’album est riche et varié. Un son qu’on pourrait imaginer new-yorkais, en tout cas américain.

Ce n’est qu’en s’attardant sur le phrasé un peu haché qu’on devine cet accent british limite cockney qui nous rappelle parfois le spoken words de Mike Skinner, le leader charismatique de The Streets. Loyle Carner est bien né dans le sud de Londres il y a 23 ans. Un british pur jus. L’histoire de Loyle, c’est avant tout une histoire de famille, la sienne, qu’il raconte tout au long de l’album. Une mère, omniprésente sur l’album, qu’il chérit par dessus tout et qui figure d’ailleurs en photo sur la pochette. Un géniteur originaire de Guyane qu’il n’a que très peu connu et un beau-père qu’il lui a donné tout l’amour paternel qui lui manquait. Loyle a étudié à la célèbre Brit School (d’ou sont sortis des artistes comme King Krule ou Amy Winehouse) et y a commencé un diplôme en arts dramatiques. Il a d’ailleurs été comédien. Mais son beau-père adoré meurt subitement, un vrai choc pour le jeune londonien.
“Everybody says I’m fuckin’ sad / Of course I’m fuckin’ sad, I miss my fuckin’ dad“ chante t-il sur le morceau « BFG » (qui ne figure pas sur l’album).

Le jeune homme décide alors de se lancer dans ce qui le passionne vraiment, la musique, mais il n’oubliera jamais d’être sincère, tant dans ses textes que dans ses morceaux. Les textes sont parfois comme une confession, comme dans « Florence » où il parle de la sœur qu’il n’a pas eue, ou bien encore « Mrs. C », un morceau sur le cancer de sa meilleure amie. Tout n’est pas si sombre dans les textes de Loyle qui sait aussi tourner en dérision certaines situations : “Oh please, we ain’t got no P’s/Because we spent all our money on some old Cds“ (extrait de « No Cd’s ») qui raconte ses années de “galérien“ comme tout bon étudiant londonien qui se respecte. Dans ses clips, qu’il co-réalise, Loyle pratique aussi l’autodérision, car il vaut mieux rire et créer que de se lamenter sur son sort…

La chanson la plus troublante de l’album reste sûrement la dernière, « Sun Of Jean ». Loyle Carner rappe sur un remix d’un morceau joué par son beau-père, musicien à ses heures perdues, morceau tiré d’un album que ce dernier n’a jamais publié. C’est ensuite la voix de la mère de Loyle qui vient parler de son défunt mari, accompagnée d’un de ses morceaux au piano. Puis, comme une chanson fantôme, « Yesterday’s gone », dernier morceau de l’album qui a donné son nom au projet qui se trouve également être une chanson de son beau-père, que Loyle a découvert après sa mort. Un titre plein d’espoir, comme pour conjurer le sort et ne pas oublier ceux qu’on perd, qui seront toujour avec nous. Yesterday’s Gone, mais tout reste à venir… Loyle a d’ailleurs connu une année 2017 pleine de belles surprises, où il a assuré les premières parties à guichets fermés de Nas ou de Joey Badass, et une nomination au Mercury Prize. Yesterday’s Gone, Future is now.

Marie Laure Sitbon

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