GORILLAZ

Plastic Beach

23,00 

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Description

Pour un projet qui devait être à l’origine éphémère et virtuel, on peut aisément constater que Gorillaz est devenu en plus de deux décennies un poids lourd de la musique qui attire des hordes de fans bien réels à travers le monde ! Les créateurs eux-mêmes n’auraient jamais pensé que ce dernier prendrait une telle ampleur et tant place dans leur carrière.

Créé à la fin des 90’s par les cerveaux de Jamie Hewlett à la création visuelle (dessinateur notamment de la BD underground à succès Tank Girl) et Damon Albarn (de Blur) pour la partie musicale, Gorillaz est un quatuor composé de quatre personnages fictifs atypiques : 2D (aka Albarn), chanteur et guitariste, Murdoc Niccals le bassiste, Noodle la guitariste et Russel Hobbs, le batteur. Ce cartoon pop qui met en scène, en musique et en clip l’histoire de ces quatres protagonistes se concrétise par la sortie de deux albums : un premier opus éponyme sorti en 2000 et sa suite en 2005 qui portera le nom de Demon Days. Le succès est immédiat et Gorillaz entre même au Guiness Book des records pour le projet musical virtuel le plus rentable de l’histoire avec 15 millions d’albums vendus au bas mot !

Mais à la fin des années 2000, les fans de Damon Albarn regardent ailleurs. Son nouveau groupe The Good, The Bad, & The Queen a pas mal tourné dans tous les festivals du monde depuis 2007, son opéra- pop Monkey : journey to the west n’a pas pris la tournure qu’il aurait voulu et, surtout, un nouvel album de Blur toujours dans les tuyaux qui se fait ardemment attendre !
En parallèle, le duo originel travaille sur un projet du nom de Caroussel qui servira finalement de matière première à la naissance de Plastic Beach, troisième volet de la série Gorillaz. L’histoire de ce dernier démarre comme un champ de ruine ! Alors que le Kong Studio, base de repli et d’enregistrement du groupe, a été détruit, Hobbs a disparu devenu fou, Noodle tuée dans le clip du titre « El Mañana » du précédent album ressuscite sous la forme d’un cyborg et 2D n’est plus que l’ombre de lui-même. Seul le maléfique Murdoc continue réellement de porter le flambeau du collectif en se réfugiant sur une île faite de détritus et autres déchets en plastique située sur le point Némo (le pôle maritime le plus isolé du monde). Oui je sais il faut suivre !

Au-delà de cette histoire à tiroirs multiples se cache surtout l’occasion de proposer des titres aux textes imagés qui laissent la place libre à pléthore de featurings plus prestigieux les uns que les autres, à en donner le tournis : Snoop Dogg, Lou Reed, Mike Jones et Paul Simonon (de The Clash), Mos Def, Bobby Womack, De la Soul, Yukimini Nagano (du groupe Little Dragon)…
L’ensemble cohabite de façon surprenante même si certains titres sortent nettement du lot. L’efficacité introductive d’un titre comme « Welcome to the World of the Plastic Beach » mené par Snoop Dogg, maître de cérémonie tout en laid back (comme à son habitude), laisse la place aux darboukas et auxambiances orientales de l’Orchestra National for Arabic Music qui transcendent l’electro hip-hop de Kano et Bashy. Avec un flow élastique, De La Soul s’acoquine à merveille avec le chant pop de Gruff Rhys du groupe Super Fury Animal sur le sucré « Superfast Jellyfish ». Les ambiances mélancoliques et atmosphériques de Little Dragon sur « Empire Ants » ou encore « To Binge » montrent que le sens mélodique a toute sa place ici. Quant à la légende Lou Reed, il évolue à merveille dans l’écrin pop rock de « Some Kind of Nature », tout comme Bobby Womack, star de la soul music, sur le très épuré « Cloud of Unknowing ».
Au final, le plus surprenant c’est peut-être le peu de place que prend Damon Albarn sur cet opus (ce qui est néanmoins en cohérence totale avec l’histoire racontée tout au long de l’album), même s’il interprète malgré tout quelques tracks de choix dans la plus pure tradition de Gorillaz comme « Rhinestone Eyes » et « Plastic Beach ».

Inutile de signaler que l’album a été, à l’époque, classé dans les premières places des charts mondiaux, et en tournée triomphale notamment aux USA.
Sans être un manifeste écologique, l’album serait tout de même une photographie d’un monde en déliquescence. D’après les dires des premiers intéressés, c’est ce que symbolise cette île en plastique qui évoque le 6ème continent, véritable décharge flottante située au milieu de l’océan pacifique nord. La preuve, une foie encore, que le combo a plus d’un tour dans son sac (recyclé !).

Arnaud Brailly

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