THE FUGEES – The Score

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Description

Cet album est l’une des plus grosses ventes du hip-hop des années 90. Un opus qui dépasse même largement l’univers des cultures urbaines puisque plusieurs des singles extraits de celui-ci ont trusté les hauts des charts pop du monde entier pendant de longs mois ! Un raz-de-marée que personne n’a vu émerger depuis le fin fond du New Jersey, pas même pas les premiers intéressés d’ailleurs !
Il faut dire que réussir à engendrer un tel succès, à la fois dans le mainstream et dans la musique spécialisée, n’est pas à la portée du premier MC venu à l’époque !

Et à la base pourtant, rien ne prédestinait ce groupe à devenir un tel phénomène.
Nos trois acolytes, Wyclef Jean, Lauryn Hill, et Pras Michel se rencontrent en 1989 du côté de South Orange dans le New Jersey. Les univers artistiques des uns et des autres sont complémentaires, le courant passe bien et leurs origines caribéennes (Wycleff et Pras ont des origines haïtiennes et les parents de Lauryn viennent de Jamaïque ) ont vite fait de les rapprocher.
Bientôt une amie de Pras présente son père au trio, qui n’est autre que Ronald “Khelis” Bell, l’un des co-fondateurs du mythique groupe Kool & The Gang. Voyant en eux de jeunes pousses prometteuses, il les invite à monter un groupe que l’on connaîtra sous le nom de The Rap Translators.
Leur premier enregistrement se fait sur l’album Unite de K & The G en 1993 et, la même année pour des questions de droits, le groupe change de nom pour devenir The Fugees ! (contraction de « réfugiés » en anglais).

Après une signature sur le label Ruhffhouse (à l’époque label de Cypress Hill), le groupe sort finalement son premier album en 1994 : Blunted on reality. Dès ce premier opus, l’empreinte Fugees est en partie installée. Le trio masculin/féminin détonne dans un univers où le machisme est roi et dabs lequel les femmes MC’s ont du mal à se tailler la part du lion.
Mais c’est l’univers caribéen qui se fait sentir dès le départ avec un flow à la limite du toast ragga, alors en plein développement à l’époque. Ce premier album aura le mérite, sans rencontrer de succès public, de faire parler de lui dans l’underground. Assez en tous cas pour que le patron de leur label décide de leur donner carte blanche pour enregistrer un deuxième LP. Une riche idée, diront nous !

En s’entourant de producteurs de renoms (Diamond D du collectif Diggin’ In The Crates, Salaam Remi, John Forte….) mais également de musiciens de haute volée (les jamaïcains Sly Dunbar et Robbie Shakespeare entre autre), la deuxième mouture aura un tout autre aspect.
Si les détracteurs de The Score évoquent une inégalité de l’album et des tubes trop « grand public », c’est oublier bien vite que c’est là tout ce qui fait son intérêt.
Car si la reprise de “No woman, no cry” de Bob Marley et celle de Roberta Flack avec “Killing me softly” sont à la portée de toutes les oreilles, le reste de l’album est profondément hip-hop dans sa conception. N’oublions pas non plus que le premier single à introduire l’album était “Fu-gee-la” (avec un sample de Teena Marie), un titre avec des ambiances exotiques et hypnotiques dont le refrain est terriblement accrocheur. “Cow-boys”, lui, est une critique du gangsta rap de l’époque, tourné en dérision avec un clip très wild west ! “The beast” est un pamphlet virulent contre les brutalités policières qui touchent trop souvent la communauté afro-américaine. Et “Ready or not” qui emprunte son refrain au titre du même nom de The Delfonics, dévoile un thème profondément mélancolique malgré un breakbeat typiquement urbain.

En réussissant à toucher autant les aficionados que le grand public, le trio arrivera à écouler plus de 6 millions d’exemplaires (six fois disques de platine), à remporter deux grammys awards en 1997 et se même à se classer dans le top 5 des albums de hip-hop les plus vendus des 90’s. Les titres de l’album seront diffusés en boucle sur les ondes du monde entier (parfois jusqu’à l’overdose) mais le succès et la notoriété soudaine aura vite fait de saper la cohésion du combo ! Les egos et personnalités des trois protagonistes les amèneront à se séparer et à se concentrer chacun sur leurs projets personnels avec plus ou moins de succès. (en 1998, Lauryn Hill arrivera tout de même à dépasser les ventes de The Score avec son projet solo, The miseducation of Lauryn Hill !).

En 2005 le groupe enregistre un nouveau titre, “Take it easy”, et part en tournées européenne puis américaine. Mais cette reformation restera de courte durée et fera ressurgir sur le tapis les vieilles querelles du passé.
Aujourd’hui l’histoire des Fugees semble être ancrée définitivement dans le passé, mais The Score restera quant à lui dans la grande Histoire de la Musique !

Discographie :

1994 : Blunted on reality (Ruffhouse records)
1996 : The Score
1996 : Bootleg Versions
2003 : Greatest hits
2005 : Take it easy [12”]

Bibliographie :
1989 : création dans le New Jersey du groupe The Rap Translators (aussi connu sous le nom de The Tranzlator Crew) composé de Lauryn Hill, Wyclef Jean, Pras Michel et une certaine Marcy
1993 : Le quatuor devenu trio sort son 1er album Blunted on reality chez Ruffhouse Records, produit par Ronald Bell de Kool & The Gang
1996 : sortie de The Score et reconnaissance mondiale
1997 : Wyclef Jean sort The Carnival
1997 : Séparation du groupe
1998 : Lauryn Hill sort The Miseducation of Lauryn Hill
1998 : Pras Michel sort Ghetto Superstar
2005-2006 : Maxi «Take it easy » et reformation pour une tournée européenne et américaine.
Fin 2006 : Fin de la reformation

Anecdote :
Alors que l’album des Fugees est en pleine ascension, le groupe reçoit un courrier du label de l’artiste Enya, WEA leur signifiant que sa chanson “Boadicea” (extrait de son album The Celts) n’a pas été créditée dans le sample de “Ready or not” !
Légalement, celle-ci a la possibilité de demander le retrait de tous les albums de The Score disponibles dans les magasins. Finalement elle ne le fait pas et avouera même avoir un profond respect pour le groupe.
En échange, le trio créditera officiellement le morceau lorsque le single “Ready or not” sortira dans les bacs, avec de longs remerciements. Ce que l’histoire ne dit pas, c’est si une éventuelle transaction financière a eu lieu entre les deux parties pour régler l’affaire !

Arnaud Brailly

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