WANTED FUNK – Wanted Funk

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Description

Compilation Wanted Funk

Voici une compilation qui n’a pas fait beaucoup de bruit lors de sa sortie à l’été 2017 et qui mérite pourtant que l’on s’y attarde !
Il faut dire que l’art de la sélection est plus compliqué qu’il n’y paraît ! Il faut non seulement avoir une oreille aiguisée, défendre un parti pris ou un angle artistique mais aussi obtenir les autorisations des artistes ou des labels. Bref, un savant mélange d’art du digging et du compromis !
Proposée par Wagram, Wanted funk est la première sélection d’une série plus globale intitulée « From diggers to music lovers » qui compte jusqu’à présent 8 volumes dans lesquels la musique groovy est particulièrement mise à l’honneur — il existe un volume pour chaque esthétique : funk, soul, afrobeat, reggae, disco, hip-hop et deux volumes pour le jazz.

Côté forme, le label a sélectionné pour illustrer les pochettes de ces compilations des tirages du célèbre photographe anglais Chris Steele-Perkings qui a non seulement voyagé aux quatre coins du monde pour réaliser des photoreportages souvent saisissants (ses photos prises dans les années 90 auprès des talibans en Afghanistan ont fait scandale à l’époque) mais qui a également fait le tour du Royaume-Uni pour capter le quotidien des britanniques. L’univers de la musique ne lui est d’ailleurs pas inconnu puisqu’il a déjà réalisé des pochettes d’albums pour Ian Dury, Muslimgauze ou encore Nigel Kennedy.
Pour cette série vinylistique, le choix a été fait de mettre en avant des photos réalisées dans l’Angleterre festive et métissée des années 70 et 80. Ainsi, le cliché utilisé pour la cover de Wanted Funk a été pris en 1975 lors du célèbre Nothing Hill Carnival de Londres.

Au niveau du fond, le label a privilégié des titres plutôt rares (d’où le titre) enregistrés entre 1971 et 1979, certains particulièrement recherchés à une certaine époque par les diggers ou les DJ’s avant d’être parfois réédité au format 45t, sur d’autres compilations ou tout simplement samplés et donc devenus des incontournables par la suite. Mais quelques classiques ont aussi été disséminés ci et là, histoire de donner à l’auditeur quelques points de repères indispensables.

Parmi ces standards du funk (au sens large), le titre « Yum Yum » du Fatback Band qui ouvre cette compilation permet dans se mettre directement dans le bain.  En effet, ce titre du groupe de Bill Curtis sorti en 1975 issu de l’album du même nom fait partie du répertoire new-yorkais immanquable. Il a même été classé dans les charts (certes, tout en bas des classements). Et c’est encore plus vrai du tube de T-Connection « Do What you wanna do », un incontournable des pistes de danse en 1977 avec sa basse ronde et discoïsante, classé pendant sept semaines en première place des playlists de discothèques. Aujourd’hui encore c’est LA référence du groupe.
Enfin, le soulman King Floyd et son titre « Baby let me kiss you » ont trusté le top 40 pop US en 1971. La partie rythmique du morceau a surtout été samplée sur le hit de Shaggy de 1995, « Boombastic », permettant au passage de redécouvrir le morceau original !

Parmi les artistes ayant connu une carrière d’estime, citons le guitariste Willie Hale aka Little Beaver, ayant signé chez Cat, sous-label de T.K Records et célèbre maison de disques d’Henri Stone située en Floride. Collègue (et parfois musicien de studio) de Gwen et George McCrae, Betty Wright, KC & The Sunshine Band etc., Little Beaver compte cinq albums au compteur. C’est de son avant-dernier opus When was the last time sorti en 1976 qu’est extrait “Concrete Jungle”. Ce titre qui n’avait pas été sélectionné à l’époque pour une sortie en single et était seulement en face B du titre « One Of These Fools Have Got To Go » a été redécouvert grâce à sa réédition CD en 2004. Les diffusions en radio et le fait d’être compilé à nouveau ont fait de lui un classique underground après-coup. Il faut dire que tout dans ce morceau est réussi : le jeu de guitare subtile de Willie, ses cris de falsetto, les cuivres incisifs… Inutile de préciser que depuis l’original a vu monter sa cote en flèche !
C’est sur le même label (plus exactement chez l’un des sous-labels de TK : Marlin) qu’est sorti le projet d’Uncle Louis. Faisant partie des nombreux groupes à tendance disco du pianiste et compositeur Walter Murphy, sa version de « A 5th of Beethoven » dans la B.O de Saturday Night Fever est encore dans toutes les têtes. « I Like funky music » que l’on retrouve ici est surement une de ses plus belles réussites !

Si on se penche sur le reste de la sélection on pourra dégoter quelques pépites beaucoup moins familières des amateurs du genre. Quoi que… on ne navigue pas forcément en terrain inconnu avec la reprise des anglais de The “Phily” Armada Orchestra (backing band d’Ultrafunk) qui reprend le célèbre combo de Philadelphie, The O’ Jays, sur un de leurs morceaux les plus fameux : « For the love of money ». On se rend compte à l’écoute de cette version instrumentale du talent des compositeurs originaux, le fameux duo Gamble & Huff : même sans les voix, les orchestrations fonctionnent à merveille.
Parmi les titres qui vous diront peut-être quelque chose il y’a aussi « Movin’ On », le tube de Brass Construction proposé ici dans la version latine du californien Ray Camacho.
Présent sur l’album Mucha Salsa sorti en 1978, le LP a été longtemps recherché par les collectionneurs, négociable en général autour d’une centaine d’euros quand on pouvait le trouver ! C’est l’incontournable DJ anglais Gilles Peterson qui l’a ressorti du placard pour la première fois en 2007 sur sa compilation Digs America 2. Il vient d’être réédité chez Everland et est donc désormais disponible pour toutes les bourses !

Dans les titres bien sentis, le « Brand New Girl » de Billy “Sugar Ray” Garner et sa voix très proche du Godfather of soul, James Brown, propose un morceau au breakbeat impeccable. L’organe vocal de Billy éructe à tout-va et donne encore plus de relief à l’ensemble. Ce n’est pas un hasard si le californien DJ Day l’a samplé pour son titre « Gone Bad ». Écrit par le guitariste Dave Hamilton, ancien musicien de chez Motown, le morceau enregistré à l’époque n’est édité pour la toute première fois qu’en 2000 par l’excellent label anglais BGP. D’ailleurs, c’est également le cas avec l’encore plus obscure 87th Off Broadway dont le titre « Moving Woman » inhumé d’une cave à la fin des années 2000 sera finalement édité en 45t par le même label.  Là encore vous écouterez une petite sucrerie funky efficace et jouissive.

La palme de la rareté en pressage original revient sans aucun doute à Alcohol de Robert Jay sorti en 1973 (réédité sur un petit label anglais en 2004 : Vox Pox 45’s) qui s’achète autour de 800€ le 45t ! Cet artiste totalement inconnu n’a apparemment pas survécu à la boisson dont il faisait l’apologie sur ce titre !

Quoi qu’il en soit vous l’aurez compris : vous avez entre les mains une compilation qui vous permettra de découvrir ou redécouvrir des morceaux qui valent le détour et qui montrent, une fois de plus, l’inépuisable talent créatif afro-américain des 70’s. On laissera le mot de la fin à un certain George Clinton qui, en 1975 au sein de Parliament, disait dans « Give Up the Funk (Tear the Roof off the Sucker) » : “We want the funk !”. On vous rassure, Wanted Funk vous en donnera !

Arnaud Brailly

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